À Fomento, une nouvelle garderie au service des familles

À Fomento, une nouvelle garderie au service des familles

Le 28 octobre, la paroisse Nuestra Señora del Rosario de Fomento a accueilli une journée de formation et de rencontre réunissant les équipes éducatives de l’ensemble des garderies de la mission.

Cette journée a marqué une étape importante avec l’inauguration de la nouvelle garderie Sagrado Corazón de Jesús, à Fomento.

Se former et partager les expériences

Don Martín est responsable des projets éducatifs de la mission. Astrid, volontaire Fidesco, est chargée de la coordination des garderies aux côtés de Yudanis, directrice des garderies et de l’internat, ainsi que de l’ensemble des éducatrices des différentes garderies (Placetas, Falcón et Báez). Une formation sur la théorie de l’attachement a d’abord permis d’approfondir les enjeux du lien entre l’enfant et les adultes qui l’accompagnent.

Les éducatrices ont ensuite pris part à un travail pratique en petits groupes. L’objectif était de partager les expériences acquises par celles qui sont déjà engagées dans le projet, de les transmettre à l’équipe de Fomento et de construire ensemble une approche commune de l’accompagnement des enfants.

Des exercices concrets ont permis de travailler sur la planification pédagogique : de l’organisation annuelle à la préparation d’une semaine type, en passant par le choix des activités et des supports éducatifs.

Une nouvelle garderie bénie pour accueillir les familles

 La journée s’est poursuivie avec la bénédiction de la garderie Sagrado Corazón de Jesús. En présence de 32 familles ayant déposé une demande d’inscription et de membres de la communauté de Fomento, Monseigneur Arturo González Amado, évêque du diocèse, a béni les lieux. Accompagné de Don Paul-Alejandre, prêtre responsable de Fomento, il a pris le temps d’échanger avec les familles et les paroissiens présents.

Dans son intervention, il a rappelé l’importance du lien étroit entre la famille, l’Église et l’éducation, appelées à former ensemble une véritable communauté. Il a également évoqué la visite du pape Jean-Paul II à Cuba en 1998 et sa première messe à Santa Clara, au cours de laquelle il avait lancé cet appel : « Cuba, prends soin de tes familles pour que tu conserves un cœur sain. ». Avant de conclure cette journée, l’évêque a rencontré l’équipe éducative.

 

À travers cette journée de formation et cette nouvelle ouverture, le projet des garderies poursuit son développement dans les communautés paroissiales. Au-delà de l’accueil des enfants, il s’agit de soutenir les familles et de leur offrir un lieu où l’éducation et l’attention portée aux plus petits sont partagées.

De nouveaux volontaires rejoignent la Mission Cuba

De nouveaux volontaires rejoignent la Mission Cuba

Depuis de nombreuses années, des volontaires Fidesco s’engagent pour deux ans au service de la Mission Cuba, aux côtés des prêtres de la Communauté Saint-Martin. Par leur présence au quotidien, ils prennent part à la vie de la mission, aussi bien dans le travail que dans la vie paroissiale. Cette proximité leur permet de découvrir progressivement la réalité cubaine, d’apprendre la langue et de tisser des liens avec ceux qu’ils rencontrent. Au sein de l’équipe, ils partagent les joies et les difficultés de la mission, tout en cultivant une fraternité entre volontaires. Cette année encore, de nouveaux visages sont arrivés à Cuba pour prendre part à cette aventure.

Erwan et Juliette : découvrir la mission

Mariés au mois de septembre, Erwan et Juliette, sont arrivés à Cuba le 16 octobre 2026 et ont commencé leur mission par une semaine d’immersion, une première étape pour découvrir le quotidien des Cubains.

« Quelques jours après notre arrivés, la mission commence vraiment : nous sommes chacun envoyés dans une famille différente pour vivre l’expérience cubaine de l’intérieur !

(Juliette) De mon côté, nous étions 7 à la maison : la grand-mère (87 ans), la femme (30 ans) et son mari (40 ans), sa belle-fille (20 ans) et ses deux enfants (6 et 9 ans). Une maison animée par une famille soudée qui m’a accueilli comme un membre de la famille, j’ai été très gâtée !

Grâce à cette semaine j’ai réalisé que tout était différent de ce que je connaissais : le rapport au temps, à l’organisation, au corps, au bruit, à l’espace, à l’argent, aux odeurs, à la nourriture… Tout !

J’ai découvert que les maisons cubaines n’avaient pas de porte et du carrelage partout dans la maison. Ce qui est très pratique pour la laver (quotidiennement) à coup de grand seau d’eau.

Autant pour Erwan que pour moi, cette semaine nous a permis de faire un bon énorme en termes de compréhension de la langue. Les Cubains ne prononcent pas les « s » à la fin des mots par exemple.

Ce fut aussi l’occasion de découvrir la base de leur alimentation : du riz et des haricots noirs quasiment 2 fois par jours. Accompagné de « viandas » comme le manioc, ou des pommes de terre version cubaine. Il va falloir être créatif dans les deux ans à venir pour essayer de varier ce qu’il y a dans nos assiettes. Beau défi pour des Français !

(Erwan) Pour ma part, j’ai été accueilli par une famille de 3 personnes, un couple marié avec un enfant de 4 ans et demi. Julio, Helen et Samuel. Leur maison se trouve aux abords de la ville de Placetas, là où la nature est un peu plus présente. Ils vivent dans une maison qu’ils ont construit eux-mêmes, petit à petit, et bénéficient d’un jardin un peu en friche avec… des cocotiers, des bananiers, des goyaviers, des avocatiers… Bref une friche à la cubaine finalement !

J’ai passé une semaine géniale, entre le travail de Julio, et la vie de famille autour. Ils m’ont vraiment intégré comme un membre de leur famille, c’était vraiment bien de pouvoir se dépayser directement dans une famille cubaine. Evidemement ça fait un choc, on n’a plus aucun repère, tout est différent. Mais en posant des questions et en observant, on comprend « petit à petit » leur manière de vivre au quotidien. J’ai hâte de recevoir à mon tour Julio et Helen chez nous ou tout simplement de les revoir, lorsque je parlerai mieux espagnol, pour pouvoir tisser des liens encore plus forts avec eux. »

Ils vivront à Cabaiguán, Erwan sera responsable des chantiers de la paroisse et Juliette s’occupera des projets éducatifs et de la caritas de cette paroisse.

Clotilde et Aymeric : les premiers pas à Cuba

Pour Clotilde et Aymeric, les premières semaines de mission sont l’occasion de prendre leurs marques, de découvrir leur environnement et de commencer à rencontrer les personnes avec lesquelles ils vont travailler et vivre au cours des deux prochaines années.

« Poco a poco (petit à petit)

Telle est la réponse que nous donnons chaque jour aux Cubains qui nous demandent comment se passe notre arrivée.

Mariés depuis quatre mois et fraîchement arrivés à Placetas il y a bientôt un mois, nous commençons à prendre nos marques, poco a poco, dans cette ville où nous allons passer deux ans auprès de la population locale. Nous sommes tous deux engagés dans différents secteurs d’activité de la communauté Saint-Martin présente dans la ville : Clotilde dans la comptabilité, Aimeric dans la construction. Ensemble, nous organisons également des activités pour un internat de quinze garçons.

Poco a poco, car s’acclimater aux bruits, aux odeurs, à la langue, aux coutumes, aux comportements, à l’énergie ambiante et à l’alimentation prend du temps et demande beaucoup d’énergie. Quand on arrive à Cuba, il faut être prêt à faire un bond de soixante ans en arrière ! Vieilles voitures américaines, coupures de courant, calèches…

Nous sommes très reconnaissants envers les prêtres, les volontaires et les Cubains que nous rencontrons, qui nous sont d’une aide précieuse et nous transmettent, poco a poco, leurs conseils.

Cela nous permet de découvrir, avec émerveillement, la beauté du pays et de sa population : des paysages dignes d’une carte postale et le sens de l’accueil des Cubains. Mais nous découvrons aussi le contraste saisissant engendré par la crise économique et sociale que traverse actuellement le pays. Celle-ci entraîne une grande pauvreté et de nombreux déchirements familiaux liés à une forte émigration.

Dans ce contexte, poco a poco s’avère être bien plus qu’une simple expression répétée chaque jour : c’est un véritable enseignement sur l’importance de prendre le temps, d’observer et d’essayer de comprendre ce qui nous entoure, avec douceur et sans jugement. Poco a poco nous apprend aussi l’abandon et la confiance dans le Christ face à toutes ces nouveautés et aux réalités d’un pays qui nous dépassent. »

À Placetas, les jeunes font vivre leur foi avec Contracorriente

À Placetas, les jeunes font vivre leur foi avec Contracorriente

À Placetas, les jeunes de Contracorriente se retrouvent trois vendredis par mois à la paroisse. Étudiants et jeunes professionnels de 18 à 30 ans, ils partagent le désir de se former, d’approfondir leur foi et de vivre des temps fraternels. En septembre, le conseil du groupe s’est réuni avec Don Stéphane et Don Paul-Alexandre, qui accompagneront les jeunes cette année, pour définir les orientations des prochains mois. Cette rentrée marque aussi un renouvellement : certains membres s’apprêtent à poursuivre leur chemin vers de nouveaux projets, tandis que d’autres prennent le relais pour faire vivre le groupe.

Les rencontres de Contracorriente alternent entre formation, service, prières et moments plus informels. Les temps de formation permettent aux jeunes de poser leurs questions et d’approfondir les enseignements de l’Église. Les échanges abordent des sujets variés : la vie consacrée, la vie après la mort, les saints ou encore les sacrements. Autant de thèmes qui invitent chacun à mieux comprendre sa foi et à réfléchir à la manière de la vivre au quotidien.

Le groupe accorde également une place importante au service des autres. L’année dernière, les jeunes ont consacré une journée à l’asilo, un accueil de jour pour les personnes âgées tenu par les sœurs Siervas de Jesús. Au programme : préparer et partager le déjeuner avec les résidents, mais aussi jardiner et animer ce temps passé ensemble. Une manière concrète de donner de son temps, d’aller à la rencontre des aînés et de leur témoigner de l’attention. Enfin, les soirées peuvent aussi se poursuivre autour de jeux de société.

Un lieu pour grandir ensemble

 

« Je m’appelle Eliecer, j’ai 22 ans, je suis acolyte de la paroisse de Placetas et je participe au groupe depuis environ trois ans.

Contracorriente est un groupe dynamique. Cette énergie se met au service des rencontres et de la vie paroissiale. Ici, nous pouvons discuter librement et créer une véritable camaraderie lors de nos rencontres. Nous recevons également des formations approfondies qui nourrissent ma vie spirituelle. Mais surtout, c’est un espace où nous pouvons partager la prière et grandir ensemble dans la foi. Le groupe possède aussi une qualité parfois difficile à trouver dans le contexte dans lequel nous vivons : un véritable esprit d’unité, où l’intérêt commun passe avant les intérêts individuels. »

« Je m’appelle Denisa et j’ai 22 ans et je suis responsable du groupe des jeunes ContraCorriente

Lorsque l’on m’a invitée à participer aux rencontres des jeunes, j’étais intimidée car nous étions nombreux et, il me semblait impossible de retenir autant de prénoms. Malgré cela, j’ai accepté, et je me souviens m’être demandé : qu’est-ce que ce groupe a de si particulier pour que plusieurs personnes me proposent de le rejoindre ?

Ce qui a d’abord retenu mon attention, c’est l’unité qui se vivait au sein du groupe. Pour moi, il était difficile de croire qu’en étant aussi nombreux, nous puissions vivre quelque chose de fort ensemble et pourtant, si. J’ai décidé de poser mon regard sur ce qui était au centre de ce qui nous rassemblait tous : la foi.

Aujourd’hui, je rends grâce à Dieu de faire partie de ContraCorriente (A contre courant) et de son conseil, et de nous permettre de vivre tant de moments de formation, de prière et de service. Je demande également à ceux qui liront cet humble témoignage de nous réserver une place dans leurs prières, afin que les jeunes de Contracorriente fortifient leur foi. »

Intendants fidèles d’une mission qui avance

INTENDANTS FIDÈLES D’UNE MISSION QUI AVANCE

Samedi 3 octobre, les 25 responsables économiques de la Mission Cuba se sont réunis à Placetas pour se former, relire une année d’œuvres et approfondir le sens pastoral de leur mission.

Acheter un sac de riz et deux litres d’huile pour le Comedor de Báez : rien de plus ordinaire dans la vie quotidienne de la mission. Un bon de caisse, un retour à la comptabilité de la Mission, un renflouement de la caisse de Cáritas pour les prochains achats et le tour est joué. Et pourtant, derrière cette mécanique, ce sont de nombreux repas qui sont distribués chaque semaine à travers la mission à Placetas, Báez, Fomento Falcón et Cabaiguán. C’est ce fil, du « reçu » à l’œuvre accomplie, que la matinée a permis de suivre.

Ils tiennent des caisses, des garderies, des comedores, des fincas (fermes) ou l’internat, à Placetas, Fomento, Cabaiguán-Guayos, Báez et Falcón. Salariés ou volontaires, souvent discrets, ils sont pourtant indispensables : sans eux, aucune œuvre ne tiendrait longtemps.

Une année relue

La journée s’est ouverte par une relecture en chiffres des années 2025 et 2026 en cours. En effet, chacun étant aspiré par les besoins du projet qu’il gère, il est bon de régulièrement prendre conscience de l’ampleur de la Mission à laquelle on appartient.

En éducation : près de 140 enfants accueillis dans les garderies, 15 garçons à l’internat, environ 240 élèves en soutien scolaire. Côté Cáritas : plus de 150 repas servis chaque semaine, 400 colis de Noël, deux fermes à Placetas et Báez, et le « Proyecto Renacer » pour les jeunes porteurs de handicap qui redémarre. Côté travaux : les toits de Placetas et de Fomento, une nouvelle garderie à Fomento, des panneaux solaires sur plusieurs maisons, de nombreuses réparations. Aujourd’hui, 57 personnes travaillent pour la Mission.

Des outils simples

 Place ensuite à la formation. Comment faire passer de l’argent d’une caisse à l’autre sans le confondre avec une dépense ? Comment rédiger un bon qui dise à la fois ce qui a été acheté et à quoi cela sert ?

Ces gestes modestes permettent de rendre compte avec exactitude à ceux qui nous font confiance. Un atelier par projet a aidé chacun à les confronter à son quotidien. Une nouvelle grille de salaires, plus juste et ajustée au coût du panier de base, a aussi été présentée aux responsables.

Le cœur de la mission

La synthèse a permis de remettre l’économie à sa juste place. Elle n’est qu’un outil au service de l’évangélisation : elle rend les œuvres possibles et elle en mesure la vitalité. Elle est aussi une forme de charité dans l’Église, à la manière de la collecte organisée par saint Paul pour l’Église de Jérusalem (2 Co 8-9). Elle est enfin à l’image de la communion : travailler ensemble, produire, partager, réinvestir. Il a enfin été rappelé l’importance de rendre compte des œuvres accomplies : photos, bilans et nouvelles permettent aux bienfaiteurs de voir ce que leurs dons rendent possible.

« Celui qui est fidèle dans les petites choses l’est aussi dans les grandes » Luc 16,10

Chaque reçu bien rempli, chaque caisse tenue avec soin rend possible une garderie ouverte, un repas servi, un toit réparé. Merci à ces intendants fidèles, et merci à tous ceux qui, par leur générosité, permettent à la Mission d’avancer. La matinée s’est achevée autour d’un déjeuner fraternel.

Noël solidaire : distribution de paniers alimentaires aux plus démunis

La Mission au chevet… ou dans la cuisine des pauvres pour Noël

La Mission au chevet….. ou dans la cuisine des pauvres pour Noël

À l’occasion des fêtes de Noël, la mission Cuba a pour tradition d’offrir aux plus pauvres de nos paroisses des « jabas de Navidad », c’est-à-dire des colis (littéralement des « sacs ») de nourritures et produits d’hygiène, afin d’améliorer le quotidien difficile des familles démunies. Tout comme à la crèche de Béthléem, il s’agit surtout d’apporter une présence fraternelle à travers le concret de ces cadeaux.

Auprès des plus démunis

Sur l’ensemble de nos paroisses de Placetas (Báez, Fomento, Cabaiguán, Guayos) et de Cienfuegos (Paraíso), nous avons ainsi organisé une grande distribution à plus de 240 personnes. Si au cours de l’année, nous essayons d’aider les pauvres qui viennent demander à nos paroisses à travers nos Comedores (repas chauds) et nos pharmacies, la répartition de ces « jabas » repose sur le maillage territorial de la mission où dans chaque village ou quartier, nous essayons de connaître les plus démunis qui souvent n’osent pas demander.

Une aide rendue possible grâce à vos dons

Grâce aux collectes de dons réalisées ces derniers mois, la Mission a pu se procurer plusieurs tonnes de denrées alimentaires et de produits d’hygiène, permettant ainsi de constituer 240 jabas bien garnies : conserves, soupes, riz et pâtes, savons, lessive et le traditionnel « turón de Navidad », le dessert de Noël.

La mobilisation des jeunes

Après plusieurs semaines de logistique pour réunir tous ces biens, ce sont les jeunes de la mission qui se sont mis au travail pour constituer les jabas. Le réfectoire de l’internat a été aménagé pour l’occasion et les jeunes de Cienfuegos ont rejoint l’équipe de Placetas le samedi précédant Noël. Durant toute une journée, une véritable fourmilière s’est mise en place pour préparer, peser, compter et répartir les sacs jusqu’à l’étape finale : personnalisation de chaque colis !
 
La charité engendrant la fraternité, c’est avec un grand repas que la trentaine de volontaire ont terminé cette aventure logistique, consolidant par là même les liens entre les deux missions de Placetas et Cienfuegos.

Ana-Carolina témoigne:

« En cette période de Noël, la distribution des paniers n’a pas été seulement un geste matériel, mais un signe vivant de l’amour du Christ. En rendant visite à certains frères et sœurs qui vivent seuls, nous avons senti que chacun de ces paniers portait en lui un message d’espérance : « Tu n’es pas oublié, l’Église marche avec toi ». Beaucoup ont reçu ces aliments avec des larmes de gratitude, car au-delà de leur contenu, ils représentaient la compagnie, la proximité et l’étreinte d’une communauté qui les reconnaît comme faisant partie de la grande famille de Dieu. Noël nous rappelle que Jésus est né pauvre et humble, afin que personne ne se sente seul à sa table. Chaque sac remis a été une semence de foi et de réconfort, un rappel que la véritable richesse se trouve dans le partage. »

À la visite des pauvres

Tout était donc prêt pour la dernière étape : rejoindre les foyers des destinataires de ces jabas de Navidad. Le territoire étant très étendu, chaque secteur s’est organisé. En ville, souvent, ce sont également les jeunes qui durant les jours avant et après Noël sont allés visiter chaque pauvre pour leur apporter la jaba et en profiter pour prendre un bon temps de visite. Les diverses communautés se sont aussi mobilisées pour faire parvenir aux plus éloignés ce cadeau de Noël.

Convivencia des jeunes

Convivencia des jeunes

Durant trois jours, des jeunes âgés de 18 à 30 ans, venus des paroisses de Placetas, Báez, Fomento, Cabaiguán, Guayos et Falcón, ont pris la route de Placetas vers La Havane pour vivre une convivencia (camp d’hiver) placée sous le signe de la rencontre et du service.

Accueillis dans une maison mise à disposition par la communauté des Carmélites, les jeunes ont rapidement fait de ce lieu un véritable espace de vie commune.

La convivencia a débuté par un temps de bénédiction dans l’église attenante au logement. Quelques règles ont été posées pour guider ces journées : s’ouvrir aux autres, se rendre disponible pour le service et se laisser conduire par le Seigneur.

 

Après l’installation de chacun dans la maison, le groupe a rencontré Monseigneur Eloy Domínguez Martínez. Ce temps d’échange a permis d’aborder la diversité religieuse à Cuba, mais aussi de réfléchir à la place et à l’espérance des jeunes dans un pays où les défis du quotidien sont nombreux.

Le second jour était entièrement dédié au service. Les jeunes se sont rendus à la résidence Santovenia, tenue par les Hermanitas de los Ancianos Desamparados, et accueillant des personnes âgées. Après la messe, ils ont pris le temps de visiter les lieux et d’échanger avec les résidents.

Un moment fort de la journée fut celui des chants de Noël, accompagnés au piano, qui ont rempli de joie les résidents. Les sourires, les mains frappant en rythme et les regards lumineux témoignaient pleinement de leur joie.

La musique a ensuite continué dans les couloirs, invitant les résidents à danser. Puis est venu le temps du repas, donné au rythme des personnes âgées. Chacun était réparti afin que tous puissent manger en même temps.

Pendant la sieste des aînés, les jeunes ont partagé un temps de jeu avant de se retrouver avec les résidents pour prier ensemble le rosaire dans l’église. Une belle manière de conclure cette journée de service.

Les soirées ont également permis de découvrir La Havane, notamment avec la visite du fort San Carlos et son célèbre coup de canon.

Le dernier jour, chacun s’est retroussé les manches pour nettoyer la maison avant de visiter le cimetière Christophe Colomb, vaste lieu chargé d’histoire, reconnu pour la richesse de son iconographie religieuse et de ses sculptures en marbre.

Cette convivencia, organisée par les membres du conseil du groupe de jeunes « Contra Corriente », a permis de marquer la fin de l’année dans un véritable esprit missionnaire.

Seigneur, nous te rendons grâce pour ces jours de rencontre et de service. Apprends-nous à garder vivante cette joie fraternelle et à la faire grandir là où tu nous envoies. 

Saint Martin de Tours : un exemple de charité

Saint Martin de Tours : un exemple de charité

Le 11 novembre, nous nous sommes réunis pour célébrer la fête de Saint Martin de Tours, saint patron de notre communauté et l’un des plus grands témoins de la charité chrétienne.

Nous connaissons tous le célèbre épisode de sa vie : un jour d’hiver, alors qu’il était encore soldat romain, Saint Martin croisa un vieil homme transi de froid. Rempli de compassion, il dégaina son épée, partagea son manteau en deux et en offrit une moitié au mendiant.
La nuit suivante, le Christ lui apparut en songe, vêtu de cette même moitié de manteau.

« En vérité, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40)

 

Inspirés par Saint Martin, posons-nous cette question :

« Quel manteau puis-je partager aujourd’hui ? » 

Peut-être quelques instants de notre temps, une oreille attentive, une parole bienveillante, ou un service offert sans rien attendre en retour…

Saint Martin, apôtre de la charité, priez pour nous !

Notre communauté inspirée par Saint Martin

À l’exemple de Saint Martin, notre paroisse veut vivre la charité au quotidien — non pas comme une idée abstraite, mais comme un geste concret, ancré dans la vie de tous les jours.

Elle s’exprime lorsque des jeunes se réunissent pour soutenir par leur présence et leur prière, la grand-mère malade d’un paroissien ;
lorsque des bénévoles du comedor préparent des repas chauds pour ceux qui vivent dans une extrême précarité ;
ou encore lorsque des enfants et des adolescents de l’internat rentrent chez eux et participent à la vie familiale, en offrant de leur présence, de leur aide et de leur attention.

Chaque geste, aussi modeste soit-il, devient un signe visible de la présence de Dieu parmi nous.